Lundi 16 avril 2007

Le Groupe de Rocles, né de rencontres consécutives aux élections présidentielles de 2002, s’est déclaré en association départementale pour un débat démocratique à gauche, pendant la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen ayant abouti à la victoire du Non en 2005. Avant et après 2005, ses membres ont pris position contre les fermetures d’usines dans l’Allier, contre la décentralisation et le dépècement de grands services publics comme l'Education Nationale et l'Equipement, contre la précarisation et naturellement contre les contrats "nouvelle embauche" et "première embauche".Les élections présidentielles s'opposent au débat citoyen. Le principe même de l'élection d'un président de la République est un archaïsme monarchique et autoritaire qui s'oppose à la démocratie et favorise la personnalisation, la médiatisation la plus médiocre et l'infantilisation des électeurs. Ce sont les institutions de la V° République au niveau national, comme celles de l'Union Européenne au niveau continental, qui menacent la démocratie et doivent être changées.Nous rappelons que le Groupe de Rocles regroupe des citoyens et des militants qui soutiennent ou non divers candidats de gauche, d'extrème-gauche ou écologistes à ces élections.

Notre objectif est de favoriser l'émergence d'une authentique alternative à gauche respectueuse de l'environnement qui puisse créer les conditions d'une rupture avec le libéralisme sous toutes ses formes, rompant ainsi avec les errements déjà vécus depuis des années et plus récemment sous le gouvernement de la gauche plurielle.

Le Groupe de Rocles ne donne donc pas de "consigne de vote" et tient à s'exprimer clairement sur deux points :

1. Il est nécessaire que les principaux représentants de la politique rejetée massivement en France ces dernières années soient battus : M.Sarkozy comme M.Bayrou, et que M.M. Le Pen et De Villiers soient minorisés.

2. Quel que soit le résultat des urnes, le combat contre le libéralisme, pour la démocratie, les droits sociaux, les services publics ... devra continuer, et avec lui le débat autour duquel le Groupe de Rocles et d'autres groupements en France se sont constitués.

C'est pourquoi le Groupe de Rocles tiendra une réunion ouverte pour discuter de la situation et de nos responsabilités, entre les deux tours, le samedi 28 avril 2007 à 14h à Rocles.

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Lundi 4 décembre 2006

SOLIDARITE AVEC LES MOUVEMENTS POPULAIRES DU OAXACA

 

Paris, le 20 novembre 2006.

 

 

En cette journée internationale de solidarité avec le peuple de Oaxaca, les syndicats, organisations de solidarité et de défense des Droits Humains, les partis politiques et les personnalités signataires rappellent leur appui aux demandes justes et légitimes des organisations populaires de Oaxaca :

 

- réapparition en vie de tous les disparus,

 

- remise en liberté des prisonniers politiques et abandon des poursuites à leur encontre,

 

- condamnation des auteurs intellectuels et matériels des agressions, violations de domicile, tortures, détentions arbitraires, mensonges et assassinats perpétrés contre le peuple d’Oaxaca,

 

- arrêt des persécutions policières, judiciaires et extrajudiciaires contre les militants des mouvements sociaux,

 

- retrait immédiat de la Police Fédérale Préventive de l’état de Oaxaca (police militarisée),

 

- le départ du gouverneur ou la reconnaissance de la vacance de pouvoir dans l’Etat d’Oaxaca, qui est la revendication principale de l’Assemblée populaire des peuples du Oaxaca (APPO).

 

 

Premiers signataires : ALTERNATIVE LIBERTAIRE, AEXPPCH-Association d’Ex prisonniers politiques chiliens- France, ASCAM (association de soutien aux communautés autonomes du Mexique), ATTAC FRANCE, CAC93, CORDILLERA Association Franco Chilienne, COORDINATION POPULAIRE COLOMBIENNE DE PARIS, DROIT SOLIDARITE (AIJD), FEDERATION SYNDICALE UNITAIRE (FSU), FRANCE AMERIQUE LATINE, ICAD FRANCE (Comité Internationale Contre les Disparitions), ICAD Bureau International-Berlin, IMMIGRATION DEVELOPPEMENT DEMOCRATIE, LES VERTS, LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE (LCR), MOUVEMENT CONTRE LE RACISME ET POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES (MRAP), Radio CAMPUS (Université LILLE), SUD EDUCATION, SUD RAIL, PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES,

 

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Mercredi 22 novembre 2006

       SOUTIEN à la FAMILLE DEMAJLI

 

MARDI 28 NOVEMBRE 2006 à 18h

 

SALLE Polyvalente de l’école Jacques Prévert à BIEN ASSIS

 

A Montluçon, quartier de Bien Assis, la famille Demajli est menacée d’expulsion : les quatre enfants sont scolarisés à Montluçon, deux en primaire et deux au collège depuis mai 2006.

 

Ces enfants étaient déjà scolarisés à Montluçon en 2004 mais cette famille a été expulsée en mars 2005.

 

Les Demajli sont des roms du Kosovo, ethnie persécutée par les serbes et les albanais : des actes de purification ethnique sont régulièrement dénoncés par les Organisations Non Gouvernementales.

 

Dans ces conditions de discrimination, ces enfants n’ont pas eu accès à l’éducation au Kosovo.

 

La famille Demajli est revenue à Montluçon où elle témoigne de son désir d’intégration : les enfants sont assidus dans les établissements qu’ils fréquentent et font des progrès rapides entourés de leurs camarades français ; les parents suivent des cours de français grâce à une association locale.

 

Voici ce qu’on peut lire aux articles 2 et 8 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant :

 

Article 2 - 1. Les États parties s'engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation.

 

Article 28 - 1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances.

 

Cette famille demande à la France d’être accueillie car sa sécurité est mise en danger dans son pays d’origine. Les signataires demandent qu'au regard des valeurs de la République Française, la situation de M. et Mme Demajli et de leur enfants soit régularisée.

 

 

 

 

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Mardi 14 novembre 2006
 

Honte à eux !

Ils l'ont fait !

Ces "racailles" du gouvernement et ceux qui les soutiennent ont expulsés Fatima !

Les défenseurs des Droits de l'Homme ont la rage !

Ils faut leur faire payer !

 

Mardi 14 novembre à 17h30

 

 

 

 

manifestation de soutien à Fatima

 

 

 

au départ de la place Piquand.

et en 2007 il faut "karchériser" ce gouvernement et en premier lieu son expulseur en chef !

En 2007 Expulsons l'expluseur !

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Dimanche 29 octobre 2006

Nous venons d'apprendre la mesure de rétention qui frappe Fatima Charbi, élève du lycée Paul Constans à Montluçon.

 Elle a été arrêtée à son domicile à 7h du matin, ce jeudi, premier jour des vacances de Toussaint et placée depuis en rétention à Lyon sur la base d'un arrêté de reconduite à la frontière de juin qu’elle n’avait pas contesté et qui donc est devenu définitif.

 En tant qu'enseignants au lycée Paul Constans, en citoyens démocrates et engagés pour la réussite du plus grand nombre, nous exprimons notre stupeur et nous tenons à nous prononcer avec la plus grande vigueur contre l'arbitraire d’une telle mesure et les conséquences sociales affligeantes qu’elle entraînerait.

 Cette jeune fille résidant à Montluçon, âgée de 19 ans, a été scolarisée dès son arrivée en France depuis 6 ans. Elle accomplie actuellement la première année de sa formation de 3 ans en Baccalauréat Professionnel Chimie dans notre établissement, et elle doit pouvoir poursuivre sa formation professionnelle avec toute la sérénité et la disponibilité nécessaires.

 Les personnels du lycée et leurs syndicats représentatifs FSU, CGT et UNSA, scandalisés par cette mesure administrative prise le premier jour des vacances  d’octobre, véritable atteinte aux droits de l’homme et privant une jeune fille du droit à la formation, sont d’ores et déjà mobilisés pour soutenir Fatima et lui permettre de poursuivre ses études dans notre lycée.

 

Un rassemblement aura lieu

lundi 30 octobre 2006 à 18h00 devant la S/ Préfecture de Montluçon

 pour exiger la régularisation de Fatima

et le retrait de cette loi qui conduit à une négation des droits fondamentaux des personnes présentent sur notre territoire

 

 

 

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Jeudi 26 octobre 2006

L’enquête dont nous sommes les héros

 

Pendant plus de six mois les militants d’AC ! CUM ont tenu une  permanence ‘délocalisée’ devant les portes de l’ANPE de Montluçon.

 

Pour tenir les usagers au courant de leurs droits, pour les informer, pour les aider à s’aider eux mêmes. En bref pour faire ce que nous faisons aussi dans notre local.

 

Nous avons profité de l’occasion pour faire une enquête, faussement frivole, sur le vécu, sur les problèmes auxquels est confrontée la majorité des précaires et chômeurs et sur leur façon de gérer ces problèmes. L’enquête a pris une forme inspirée des tests à choix multiples.

 

Nous disons ‘faussement’ frivole, car derrière les questions et les réponses possibles (mais non exhaustives) ayant une formulation un peu rigolote se cachait une trame de question-nement sociologique  assez étudié et très sérieuse. Nous avons pu la mettre au point grâce à l’expérience de la vie quotidienne des précaires que  les collectifs AC ! ont accumulé à travers les années partout en France.

 

 

Nous avons osé  poser les questions vitales…

 

 

Les préoccupations de cette partie (de plus en plus importante) de la société qu’on appelle ‘les précaires’ tournent autour de  l’essentiel. Comment je vais me nourrir, me chauffer, me loger, bouger ? Dans notre société, réaliser ces besoins nécessite la plupart du temps du travail salarié sous une forme ou une autre. Comment je vis cette condition de salarié et comment je vis son absence ? A qui je m’adresse en priorité si je n’arrive pas à satisfaire ces besoins ? Comment je réagis si ça devient vraiment dur de vivre cette insatisfaction ?

 

Et comme cerise sur le gâteau : que ferais je de ma vie si ces contraintes n’existaient plus ?

 

Certaines des ces questions concernent évidemment tout le monde, mais elles sont sans doute plus exacerbées et plus urgentes chez les précaires.

 

 

Nous avons  donc reçu des réponses vitales

 

Il ne faut pas prendre les évidences pour trop évidentes 

 

 

Depuis quelque temps, les vieux fantômes et fantasmes du ‘chômeur profiteur’ et du ‘rmiste richissime’ resurgissent, actuellement accentué encore plus par la frénésie électorale. Etant donné que le chômage se résorbe (en tout cas selon les chiffres officiels) et que la croissance et avec elle la bourse et l’économie en général se portent à merveille, l’existence de ces quelques chômeurs récalcitrants n’est explicable que de deux façons : ou il s’agit d’‘handicapés sociaux’ (si vous préférez des personnes très éloignées du marché du travail’) ou il s’agit de fraudeurs qui se la coulent douce avec la manne financière que leur procurent les ASSEDIC, la COTOREP ou la CAF sur le dos du pauvre contribuable ou pire, sur le dos des cotisations sociales qu’on extorque à nos pauvres entreprises déjà prises à la gorge par la concurrence mondiale.

 

Le Point (hebdomadaire réputé sérieux et respectable) nous a déjà déniché un rmiste roulant en Alfa-Roméo. Vérifications faites par nos soins cette information s’avère tout à fait correcte, mais l’hebdomadaire Le Point a oublié de mentionner que le bolide de luxe en question date de 1989 et a par conséquent un peu perdu de sa valeur marchande.

 

Pour les média et notre gouvernement la conclusion est simple : les quelques chômeurs encore ‘en fonction’ sont des parasites vivant sur le dos des honnêtes gens et la seule idée qu’ils ont en tête est de faire perdurer cette situation hautement lucrative.

 

Une analyse, même très concise, de notre enquête indique exactement le contraire.

 

Pour 69 % des gens qui fréquentent l’ANPE de Montluçon, le rêve idyllique, le nec plus ultra du bonheur est simplement de trouver un ‘vrai’ travail. S’ils pouvaient atteindre cet état convoité, tant espéré (mais selon beaucoup d’entre eux quasiment inaccessible), 62 % d’entre eux se sentiraient ‘enfin socialement utiles’. En outre 30 % d’entre eux s’enfoncent carrément dans la déprime s’ils sont au chômage et 27 % culpabilisent au point de se sentir ‘socialement inutiles’.

 

Quand nous disons que 69 % des interrogés souhaitent trouver un ‘vrai travail’, il faut encore ajouter ceux pour qui se contente-raient ‘d’un petit boulot’ (20%) ou de ‘n’importe quel boulot’ (22%). De plus à la question « Que feriez vous si un revenu conséquent et sans contrepartie vous était offert ? », ils sont presque 5% à dire qu’ils chercheraient quand même du travail.

 

Avec de tels chiffres peut-on encore croire au cynisme de ceux qui, soit disant, ‘abusent du système’ ? La question n’est-elle pas plutôt : pourquoi le système fabrique  tellement de ‘désabusés’ ?

 

 

A quoi rêve le chômeur ?

 

 

Pour une grande partie d’entre eux c’est un rêve modeste : payer ses dettes. En effet, 43% indique cela comme la première chose qui changerait dans leur vie  ‘s’il avaient un travail’.

 

Cela pose, au-delà des questions du surendettement galopant des français en général et des pratiques plus que douteuses de certains usuriers ayant pignon sur rue et pub à la télé, la question de l’efficacité de notre système d’allocations de chômage ou d’allocations sociales. Est ce tout à fait normal que ces allocations soient limitées à un tel niveau que quasiment la moitié de leur bénéficiaires se trouvent dans la situation de gérer un ‘budget négatif’ ? Une société où on doit prendre des emprunts pour assurer sa simple survie est-elle vraiment saine ?

 

Selon les chiffres de l’enquête, en tout cas, on ne peut pas éluder le problème en parlant de « la nature  foncièrement dépensière » du précaire. 

 

 

Il n’y a rien à y faire : le pauvre est vraiment pauvre !

 

 

Plusieurs de nos questions étaient axées sur la possibilité de satisfaire ses besoins essentiels. Les résultats sont accablants : 45% des interrogés ont déjà eu des problèmes de payement de loyer, 35% ont déjà eu leur électricité coupée. Soyons clairs, le public visé et atteint par cette enquête n’était pas exactement celui qui vit, comme on dit, dans ‘l’extrême pauvreté’. Ce n’étaient pas des ‘marginaux’, c’étaient des usagers de l’ANPE, des gens comme vous et moi, avec une seule caractéristique en commun : ils n’ont, momentanément, pas ou peu accès au travail salarié.

 

Que cette seule caractéristique puisse engendrer de telles difficultés à satisfaire les besoins les plus élémentaires laisse songeur et est extrêmement inquiétant.

 

On pourrait s’attendre à des réactions violentes contre une telle injustice. Ne nous dit-on pas qu’il faut se méfier, voir craindre, le pauvre ? Ne nous apprend-on pas qu’il est toujours prêt à voler, à se prostituer, à tricher, à trafiquer, à casser? Eh bien non, d’après les résultats de l’enquête, le pauvre, même jeune, est plutôt sage. Il cherche, même confronté à une situation d’une extrême injustice, d’une extrême urgence, à s’en sortir par des moyens tout à fait convenables.

 

 

Le précaire est légaliste, sage et sait se sacrifier

 

 

Quand on lui coupe l’électricité il va rarement pirater une ligne ou rétablir lui même le compteur (5%), en général il se contente d’aller acheter des bougies (35%) en se mettant un pull de plus.

 

Quand on le botte  en dehors de chez lui, la solution qui lui vient à l’esprit le plus souvent est d’aller voir (tardivement c’est vrai) son assistante sociale (48%) ou alors il retourne chez maman (23%).

 

S’il n’a pas les moyens de se payer le transport il fait travailler l’huile de coude (ou de genoux) et il marche (44%) ou il se paralyse et reste chez lui (18%). Seuls 16% sont assez téméraires pour monter dans un car,  un bus ou un train sans être muni d’un titre de transport réglementaire (même de façon exceptionnelle).

 

Très, très peu des personnes interrogées  correspondent au profil du profiteur qui se la coule douce en arnaquant la société en général. C’est vrai que 6% vont de temps en temps à la pêche, mais l’écrasante majorité est tranquillement malheureuse. Entre ceux qui dépriment devant la télé, ceux qui dépriment tout court, ceux qui s'embrouillent avec tout le monde et ceux qui se sentent ‘socialement inutiles’, on atteint les 76%.

 

Selon les résultats de notre enquête le précaire ou chômeur lambda n’a rien du pacha bien heureux, il a  plutôt l’air de vivre dans un état de mal-être permanent  Faut il en plus le culpabiliser systématiquement ? Les subtiles (ou lourdes) insinuations de nos médias et de nos gouvernants, mais aussi les contrôles renforcés sont-ils nécessaires? Ces contrôles mensuels (voir hebdomadaires dans certains cas) pendant lesquels le précaire est sensé prouver qu’il est un ‘bon chômeur’, un ‘bon rmiste’ sous peine de radiation sont ils vraiment utiles pour lui ? Vont-ils vraiment lui apporter quelque chose ?

 

Statistiquement, selon nos résultats, pas réellement.

 

 

Pour s’en sortir le chômeur compte sur lui même !

 

 

59% des interrogés sont clairs et nets sur ce sujet. Pour trouver du ‘vrai’ travail ils comptent sur eux même et sur eux même seulement. Il est vrai que l’ANPE (36%) et les bureau d’intérim (31%) se livrent une bataille acharnée pour ce qui reste. Mais apparemment ce qui en résulte ne sont  guère que des contrats de courte durée, des emplois aidés, des contrats d’apprentissage ou des stages peu formants. Pour le sérieux, le chômeur a compris : ‘aide toi toi-même, car personne d’autre  ne le fera’.

 

Ces résultats révèlent une situation relativement sombre, mais les chiffres de notre enquête ont-ils une valeur réelle ?

 

 

Nous ferons deux…trois…mille enquêtes

 

 

Sur le plan local la valeur de l’enquête est certaine. Avec plus de 350 réponses récoltées, parmi un public très ciblé et trié, nous avons largement dépassé les normes d’un ‘sondage’ professionnel. Il nous reste à en faire une analyse sociologique plus sérieuse que ce petit compte rendu.

 

Néanmoins, une question se pose. Bien que l’enquête soit valable localement elle ne l’est pas nécessairement au niveau national.

 

En effet Montluçon est une ville de province relativement petite. Elle est aussi située dans une zone globalement rurale. Le vécu et la situation des précaires peuvent être très différents dans la capitale, dans une grande ville de province ou dans une ville de très petite taille.

 

Nous ne le savons pas… pour l’instant.

 

Mais, à l’intérieur d’AC !, l’idée a germé de répéter l’expérience de Montluçon dans d’autres villes. En premier lieu nous pensons à Limoges (ville de province de taille moyenne et universitaire), Bordeaux (ville de province de grande taille, universitaire et industrielle), Guéret (ville de province de très petite taille).

 

Nous espérons pouvoir réaliser cette expérimentation dans les mois qui suivent afin d’affiner notre aperçu. 

 

Puis, nous espérons pouvoir élargir l’expérience vers Paris et au moins une de ses banlieues.

 

 

Et à quoi ça sert tout ça ?

 

 

Principalement à nous faire une idée de la façon dont les précaires eux même perçoivent  leur  situation. Plutôt que de se demander ‘combien’ il y a de précaires en France et à quel ‘taux de pauvreté’ ils sont exactement, nous nous demandons comment  ils vivent leur situation, quels sont leurs espoirs, que veulent-ils, qu’attendent-ils de leurs vies et comment comptent-ils réaliser ces envies.

 

Des résultats très étonnants sont déjà sortis de cette première enquête et de son premier dépouillement.

 

Ainsi, nous avons constaté avec un certain étonnement que presque 22% des personnes interrogées se lanceraient dans une activité non salariée dans le secteur de l’humanitaire, du culturel ou du social s’ils en avaient les moyens. C’est plus d’une personne sur 5. C’est impressionnant et devrait nous faire réfléchir aux possibilités de développement du secteur non marchand de l’activité humaine.

 

 

Pourquoi laisser un tel capital humain, une telle envie de création inerte, simplement parce que le ‘produit’ ne sera pas vendable sur le ‘marché’.

 

Par AC!CUM pour GDR - Publié dans : groupederocles
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Jeudi 26 octobre 2006

Voici, voilà le nouvel empêcheur, des articles qui décoiffent dont les titres sont : Que plus personne ne bouge … vous êtes en état d’élection ! ; la religion de la croissance ; l’enquête dont nous sommes les héros ! ; et si l’argent n’avait plus de valeur ? ; ça cause un précaire, pour vous le procurer venez, les mercredi, à partir de 16 heures au local d' AC!CUM.

 

Par GDR - Publié dans : groupederocles
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Mardi 26 septembre 2006

Avec le jugement de la cour de cassation de Paris, le député de Montluçon va perdre son mandat. Conséquence, les citoyens de la circonscription de Montluçon ne seront plus représentés à l'Assemblée nationale et ne participeront donc pas au vote de la loi dans cette année 2006-2007 pendant laquelle le gouvernement peut encore légiférer notamment pour continuer sa politique néfaste socialement.  Ceci constitue un scandale du point de vue de la démocratie !

Au même moment, à Bordeaux, un ancien premier ministre, Alain Juppé pour ne pas le nommer, fait démissionner les élus de la majorité bordelaise (UMP bien sur !) pour organiser de nouvelles élections dans le simple but de retrouver son pouvoir local après un an d'énéligibilité.

La mise en parallèle de ses deux évènements montre à quel point la démocratie française et européenne est malade.

Il est urgent de redonner au peuple son pouvoir, sa souveraineté, inscrite dans la Constitution mais auquels il faudrait rajouter un vrai pouvoir de décision par une démocratie confiée directement au citoyen (démocratie participative, référendum d'initiative populaire...).

Il est urgent que le peuple reprenne le contrôle de ses représentants de façon plus directe, par exemple par un système de mandat qui permettrait d'ailleurs plus facilement à chaque citoyen d'exercer sur telle ou telle question un mandat court valable pour le vote d'une loi ou du budget par exemple.

Il nous faut donc une révolution démocratique pour une vrai démocratie pas celle que l'on a confisqué au peuple depuis trop longtemps !

JC pour le GDR 

Par JC pour GDR - Publié dans : groupederocles
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Jeudi 14 septembre 2006
Sortir du cocon

Dans notre société, "l'espace privé" prend, dans la vie quotidienne, de
plus en plus d'importance comparé à l'espace public.
Il est vrai que ''l'espace privé" conditionné par la propriété privée colle
parfaitement au système néo-capitaliste.
Que ce soit dans "l'espace privé" du lieu de travail ou dans "l'espace privé" du domicile, deux règles s'appliquent : c'est le propriétaire qui gère l'espace et les gens étrangers à cet espace n'y ont pas droit de parole.
L'espace public existe néanmoins. Dans nos villes et villages, une grande partie du territoire est constitué d'espaces qui appartiennent à "tout le monde". Tout le monde a le droit d'y aller, d'y rester et d'y exercer des activités. Mais on pratique de moins en moins ce droit et si on le fait cela est considéré comme un comportement marginal.
Pourtant, autant à un niveau revendicatif qu'à un niveau usuel, ces pratiques ont existé et existent encore.
Dans les années '70 le Vondelpark ou le Dam à Amsterdam étaient des lieux  de vie installés, dans la durée, sur la place publique.
Hyde-Park est à Londres un endroit où tout le monde peut s'exprimer librement.
Christiana à Copenhague a été, et est encore partiellement, un lieu public
réapproprié par les habitants de la ville.
Plus proche de nous on peut penser à la construction d'un chalet sur la place de Jaude à Clermont-Ferrand en 1998 ou les tentatives du campement Unédic sur Paris en 1999.
Et que font les manifestants, ils s'approprient le pavé.
Ces expériences gênent beaucoup et donnent même parfois lieu à des réactions
répressives violentes. Il y  a une raison. Dans toutes ces expériences nous
sortons de notre cocon pour lier des contacts plus larges et nous échappons au 'contrôle'.

Pourquoi tant de haine ?

L'utilisation de l'espace public semble réveiller le courroux des institutions étatiques.
L'espace public peut être utilisé comme lieu de discussion et de décision, ainsi l'agora dans l'antiquité  ou à l'époque médiévale dans certaines villes, ainsi que pendant les révoltes parisiennes aux XVIIIème et XIXème siècles. Mais c'est un lieu de décision qui échappe à tout contrôle et de plus ce lieu peut toujours se transformer en lieu de vie non contrôlable.

Aussi les efforts sont nombreux pour transformer l'espace public en un espace étatique réglementé et contrôlé. 
Les maires interdisent de plus en plus les rassemblements en centre ville.
Le regroupement de plus de trois personnes est interdit dans les entrées d'HLM. Nous devons demander la permission au préfet pour faire n'importe quelle activité sur notre place publique.
Les raves parties sont encadrées de plus en plus, les "punks à chiens" sont de plus en plus poussés vers la périphérie des villes.
C'est clair, il y a une tentative de mainmise par l'état sur ce qui nous appartient à tous.
A Montluçon, un  "cercle sanitaire" a été établi par différentes ordonnances du maire afin de "purifier" le centre ville.
L'espace public gêne, il est incontrôlable et ingérable.

Reprenons ce qui est à nous

Malgré les tentatives de nous enlever les lieux gratuits de discussion et de
décisions, la résistance s'organise.
L'appropriation des espaces cultivables en milieu urbain (rond point, parc, terrains vagues) existe.
L'Euro May Day à Limoges a montré la possibilité de créer un espace public de gratuité en dehors de toute circuit commercial ou caritatif.
A Montluçon, des tentatives sont faites pour transformer la place centrale de la ville en lieu de discussion et d'échanges.
Des groupes essaient de s'approprier des terrains pour y faire de l'auto constructions (plateau de Millevaches en Creuse ou dans le Puy-de-Dôme).
Toutes ces tentatives mettent implicitement en cause la notion de propriété. Elles démontrent par  la pratique que certaines choses sont à "nous tous" et peuvent être utilisées par tous.

Allons leur prendre ce qu'ils nous ont volé

Se réapproprier  les espaces publics met directement en cause les fondements du système économique qui nous est imposé. Cette réappropriation met en cause la propriété . Elle nous permet de créer des micro zones de 'non propriété' et de 'gratuité'.
Elle nous permet aussi, surtout en zone urbaine, de rendre visible les  contradictions de notre société et d'en discuter avec le "citoyen lambda".
Ces actions ont surtout l'avantage d'être non récupérables. Flottant entre
légalité et illégalité elles intéressent peu les politiciens. Néanmoins c'est de  là que peut venir le changement.

Charles (AC ! CUM)
Par Charles (AC!CUM) - Publié dans : groupederocles
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Vendredi 5 mai 2006

A l’initiative du Groupe de Rocles section Montluçon , un certain nombre de citoyens montluçonnais se sont retrouvés pour se réapproprier l’espace public  et débattre avec les passants sur différents thèmes allant de la démocratie au logement en passant par

 l'éducation, la culture et bien d'autres.

Des contacts se sont noués et le GDR pense renouveler l'expérience dans d'autres lieux publics de l'agglomération montluçonnaise.

Toutes les personnes interessées peuvent contacter le GDR par l'intermédiaire de ce blog.

 

Par GDR - Publié dans : groupederocles
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